COUP DE COEUR Hier, il sera trop tard de Geneviève STEINLING

Geneviève Steinling nous offre un premier roman teinté de mélancolie et d’espoir, entre passé et présent, Hier, il sera trop tard. A lire sans attendre !

Hier, il sera trop tard
Geneviève Steinling

Marie-Jeanne a dix-huit ans quand on enterre son père. Le jour des obsèques, les souvenirs où punitions et humiliations étaient monnaie courante refont surface. Elle veut tout oublier. Elle s’enfuit et rencontre Jean-Jacques, un quinquagénaire qui lui propose de l’héberger. Dès la première nuit, elle est hantée par le fantôme de Madeleine, la fille de son hôte, morte trois ans auparavant, elle change d’identité et devient le clone de la jeune fille. Tout lui est permis sauf de monter au grenier.

Quel est le secret qu’on lui cache ?

A PROPOS DE L’AUTEUR :

Geneviève Steinling est une amoureuse des mots. Après avoir publié bon nombre de pièces de théâtre à succès pour les adultes et pour les enfants, elle se lance dans l’écriture d’un roman aujourd’hui publié aux Editions Abordables.
Elle ne se cantonne pas à un seul thème et peut évoquer des sujets aussi divers que l’amour et l’écologie.
L’écriture fait partie intégrante de sa vie et a gagné plusieurs prix littéraires pour ses nouvelles. Plusieurs de ces pièces de théâtre ont été mises en scène par des troupes amateurs et professionnelles.

MON AVIS :

Que dire à part « J’ai adoré » ?
J’ai tout bonnement été happée par l’intrigue et par le style. Une écriture fluide et poétique, mais qui reste simple et accessible. Un attrait pour les belles métaphores et les phrases courtes, précises, sans fioriture.
Hier, il sera trop tard est un livre qui, de prime abord, paraît assez simpliste, reprenant des topoï fréquents en littérature, la fuite, la rencontre, l’inconnu. Cependant, l’histoire s’écrit au fil des pages sans que l’on puisse imaginer la suite.
Je recommande ce livre à ceux qui aiment être surpris, aux amateurs d’histoires à suspens et à ceux qui apprécient les fictions entre passé et présent.

QUI MIEUX QUE VOUS, LECTEUR, EN PARLE :

Livre envoûtant que j’ai eu le plaisir de lire d’une traite.
Christiane

CAPTIVANT
La mode n’est plus aux histoires et c’est bien dommage. Avec ce roman au titre mystérieux, Geneviève Steinling ose, elle, nous raconter une histoire, pour notre plus grand plaisir. Une histoire captivante, qui nous tient en haleine jusqu’à la fin et qui aurait pu inspirer un film à Alfred Hitchcock. C’est à lui, en effet, que j’ai le plus pensé en lisant ce livre, envoûtant comme "Vertigo" ou "Psychose". Marie-Jeanne, l’héroïne, qui a vécu une enfance traumatisante, est hantée par les fantômes du passé comme par ceux du présent. C’est une personnalité déchirée qu’imagine l’auteure, et qui aura du mal à se reconstruire. Difficile d’accepter la réalité quand elle a vous a trop meurtri. Marie-Jeanne s’invente un grand amour, cherche un père de substitution, essaie même de devenir une autre, plusieurs autres… On plonge dans les méandres de l’inconscient, des fantasmes, des cauchemars et des rêves, et jusqu’au bout l’auteure nous ménage des surprises dans ce suspense où elle fait revivre nos peurs et nos curiosités enfantines : on croise Barbe-Bleue ou quelqu’un qui lui ressemble, et on se demande ce qu’il y a dans le grenier interdit où Marie-Jeanne, devenue Michèle, mais aussi un peu Madeleine, va pénétrer, à ses risques et périls. Geneviève Steinling s’attache aux objets, aux insectes, à de menus détails que tout individu observe dans son for intérieur. Comme dirait Proust, « tout est signe, et tout signe est message ». Une mouche posée sur la main de la jeune femme lui ressuscite « le ruban adhésif scotché au plafond de la cuisine sur lequel tous ces insectes s’agglutinaient, pris au piège ». Pris au piège comme Marie-Jeanne et son frère Christian, victimes d’un père ivrogne et brutal. Mais Geneviève Steinling ne démontre pas, n’explique pas. Elle donne à voir, à entendre, à sentir et nous laisse nous interroger, nous étonner. L’humour affleure souvent : le curé qui dit la messe le jour de l’enterrement du père, « vêtu d’une aube blanche sur laquelle était posée une étole violette », ressemble « à une moitié d’aubergine ». Sous la légèreté émergent les plus sombres comportements humains, ceux qu’on essaie en vain d’étouffer, inavouables, et qui finissent, comme les cadavres jetés à la mer, par remonter à la surface.

Danièle Gasiglia-Laster

Je viens de dévorer ce livre, déjà par son titre qui nous pose question, l’auteure est la reine de l’intrigue, et nous tient en haleine du début à la fin.
Ce roman digne d’une réalisation cinématographique d’Alfred’Hitchkock, est une histoire racontée dans une écriture très agréable et fluide, allant crescendo, et in fine le doute qui nous traverse l’esprit, confirmé par sa révélation !!!
Je recommande vivement ce roman, espérant lire d’autres histoires de cette auteure. Bravo !!!

Monlilo

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par Léa

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