Les auteurs ont la parole...
Elisabeth GODON

Amoureuse des voyages et des mots, Elisabeth GODON a signé Un clair matin d’avril aux Editions Abordables.

Bonjour,

Merci de vous prêter au jeu de l’interview.

Quel est le dernier livre pour lequel vous avez eu un coup de cœur ? Quel est le dernier livre lu ?

Dans le jardin de l’ogre, de Leila Slimani. Plus qu’un coup de cœur. Je suis fascinée par une telle maturité, et dans l’écriture, et dans le roman chez une auteure aussi jeune, que je tiens absolument à rencontrer.
Le dernier livre lu : Imaginer la pluie, de Santiago Pajares, un petit miracle tellement bien écrit que vous relisez chacun des courts chapitres deux fois avant de poursuivre la lecture de cette sorte de fable philosophique. Vous partez dans le désert, et en même temps en vous-même. Génial.

Comment vous est venue l’envie de l’écrire ?

J’écris depuis que je sais formuler ce que je ressens, et que je peux écrire, depuis le CP.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ? Avez-vous des moments privilégiés ?

J’écris essentiellement la nuit, quand je suis hors temps, hors tout. Je ne peux écrire qu’en dehors de toute existence autre que celle du livre à venir. Donc, le silence absolu est nécessaire, de même que l’absence totale de mouvement, chez moi comme à l’extérieur.

Y a-t-il des livres ou des personnalités qui vous ont inspiré dans votre travail, en tant qu’auteur ou simplement en tant que femme/homme ?

J’ai lu, lorsque j’étais très jeune, tous les Club des cinq, tous les Clan des sept, tous les Fantômette
Enid Blyton a été sans conteste l’auteure qui m’a donné envie de lire et de lire encore…
Depuis cette époque (je n’ai réellement fais attention, regardé la télé qu’à partir de 23 ans), depuis que je sais lire, il n’est pas de semaine où des livres, des articles, des personnalités ne m’inspirent, ne me passionnent, ne me fascinent ; en tant que citoyenne, en tant que femme, en tant qu’auteure. C’est pour moi un mouvement et un enrichissement permanent… et nécessaire.

En quelques mots, à qui s’adresse votre livre ?

Mon livre s’adresse à tout le monde, jeunes ou vieux, adolescents ou dans la force de l’âge : justement, chacun, quel qu’il soit, quel que soit son âge, peut se projeter dans une histoire qui ne peut que faire se poser des questions sur sa vie, passée et/ou présente, et sur la manière dont il vit et a vécu ses passions amoureuses, dans la construction ou non.
J’ai eu une quantité vraiment impressionnante de questions et de retours personnels dont on peut trouver quelques uns sur ce blog.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontrée(s) pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

Me freiner. Me corriger. Effacer. La difficulté de ne conserver que ce qui reste cohérent, fluide et homogène avec l’ensemble de l’histoire. De ne pas oublier « le fil rouge ». Ce qui, pour moi, est vraiment difficile, c’est de supprimer un passage qui me tient à cœur et que j’ai mis beaucoup de temps à conceptualiser, à formuler, à peaufiner… désécrire est plus difficile qu’écrire, en réalité.

Qu’avez-vous écrit d’autre ? Avez-vous déjà un autre livre en projet ?

  • Mots pour maux à l’école primaire. Enseigner, c’est possible ! (ESF, 2002)
  • Les enfants du fleuve. Les écoles du fleuve en Guyane française, le parcours d’une psy (L’Harmattan, 2008)
    Ce sont deux livres consacrés à la défense des droits des enfants où qu’ils soient. Deux témoignages de ce qu’ils vivent, de ce que j’ai vécu avec eux, le premier dans les écoles de la Goutte d’Or, à Paris, le deuxième le long du fleuve Maroni, en Guyane française. J’ai essayé de trouver des méthodes pour qu’ils deviennent libres par le savoir.
    J’ai plusieurs autres livres en projet, bien sûr. Dans différents domaines : on ne peut pas s’en empêcher…
par Stéphanie
Passionnée des arts : cinéma, théâtre et bien sûr littérature... J'ai le plaisir de vous accueillir dans ma maison. J'espère que vous vous y plairez. Je vous souhaite une excellente visite et n'hésitez pas à me laisser des petits messages.

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