Les auteurs ont la parole...
Yannick GIROUARD et Céline WILLOCQ

Yannick GIROUARD et Céline WILLOCQ sont deux amoureux des lettres. En couple dans la vie, ils ont écrit à 4 mains Trois sonates pour un sourire. Nous avons trouvé intéressant de les soumettre aux mêmes questions.

Bonjour à tous les deux,

Je vous remercie d’avoir accepté cet exercice.

Que représente pour vous l’écriture ?

Yannick GIROUARD : L’écriture est un destin pour moi, ça a commencé lors d’une grave crise adolescente et depuis ça n’a pas arrêté, avec des accalmies, cependant… J’ai touché à tous les genres, mais la poésie est première, vitale, en quelque sorte, écrite avec mon sang, comme dirait Rilke ou Nietzsche, je ne sais plus. La poésie n’est pas un labeur, comme un roman, elle s’impose, comme une présence. Il me reste seulement la liberté de faire le travail, une fois écrit le premier vers... et ce travail, (tripalium = souffrance de la parturiente, cf « salle de travail », il se fait n’importe où, et n’importe quand, y compris la nuit… avec des moments de gestation, plus ou moins longs…

J’ai découvert progressivement les pouvoirs de la poésie : à la mort de mon père, en 77,elle m’a procuré des visions de lui et surtout m’a permis d’être habité de sa présence, pendant le temps de l’écriture, 3 mois environ. La poésie m’a révélé l’invisible, dès mon premier poème, écrit à 16 ans, et consacré au Christ (une « marche au calvaire ».) Mais je n’en avais pas pleinement conscience à l’époque. Elle transforme le poète en médium, en ce que des voix parlent en lui. Le verbe poétique tend à faire ce qu’il dit, il ressemble à Dieu créateur. Elle est aussi un acte d’amour, aussi les poèmes amoureux sont-ils nécessairement lyriques pour moi.

Comment se fait le passage de la poésie à la prose romanesque ou théâtrale ? Dans la mesure où ma poésie est en profondeur, malgré les apparences, d’essence narrative, (elle part d’un état A pour aller à un état final disons E, en passant par des étapes, elle ouvre donc un chemin)… il n’y a pas de hiatus, mais il est vrai cependant que je ne peux pas écrire en même temps du roman et de la poésie ! Il y a là un mystère. La Muse est jalouse… Par ailleurs, j’écris en ce moment une poésie narrative, qui couvre les épisodes de l’Evangile et il m’arrive d’écrire des poèmes en prose. Il n’empêche que la démarche du romancier est totalement différente de celle du poète.

Dans le roman il faut faire « sa page », chaque jour, en principe, 2 ou 3 pages, 2 à 4 heures durant…Il m’arrive d’écrire des pages « poétiques », avec des métaphores, et un peu de rhétorique, mais ce qui rapprocherait le plus le roman de la poésie, chez moi, c’est la dimension de la fable, ainsi d’ailleurs que le théâtre.

Céline WILLOCQ : L’écriture représente pour moi une nécessité intérieure depuis mon adolescence ; j’écrivais sur des carnets non seulement le journal de ma vie mais des ébauches de romans, des poèmes… Je retrouve ces écrits comme un territoire où se libèrent des secrets tapis dans les replis des phrases ; ce n’est pas seulement un travail sur moi-même ; par l’écriture je cherche à dévoiler l’invisible ; c’est donc un phénomène qui me dépasse, qui vient de plus loin que moi. Je cherche par l’écriture à décrypter « l’inconnu pour trouver du nouveau » comme dirait mon poète préféré Baudelaire. Ce qui m ’intéresse ce sont les « voix souterraines » dont parle Nathalie Sarraute et je cherche comme Virginia Woolf à entrer dans les « flux de conscience » de mes personnages.

Y’a-t-il des livres ou des personnalités qui vous ont inspiré dans votre travail, en tant qu’auteur ou simplement en tant que femme/homme ?

YG : La vie est faite de rencontres, essentielles ou providentielles, comme on voudra. Oui, des auteurs m’ont accompagné ! D’abord, les poètes, Hugo, Rimbaud, puis Baudelaire surtout et beaucoup Pierre Jean-Jouve vers la trentaine, Péguy, Rilke, Hopkins, Yannis Ritsos, J. Frédéric Frié, St Jean de la Croix. En théâtre : Shakespeare, Claudel, Brecht, O’Casey (complètement oublié auourd’hui hélas !) En roman : Bernanos, Melville (Moby Dick), Malcom Lowry, Faulkner, Balzac, Hugo, et surtout Dostoievski, et depuis quelques années, Proust, que je relis avec Céline.. je dois en oublier…

Je dois mentionner quand même celle qui m’a poussé à publier, (sur le tard) poète elle-même, qui est devenue ma conseillère et surtout ma mère spirituelle, Jacqueline Frédéric Frié. Poète méconnue aujourd’hui, d’accès difficile, il est vrai, publiée d’abord chez Gallimard et au Mercure de France. Elle a représenté un temps, la poésie catholique et mystique, pour l’opinion intellectuelle et politique.

Et pour finir, je citerai l’auteur qui m’a vraiment accompagné, au point que parmi mes amis, mon appartenance à son anthropologie était devenue proverbiale : il s’agit de René Girard, tant pour sa critique de la critique littéraire traditionnelle que sa théorie sur l’origine du sacré (a violence et le sacré) Aujourd’hui, surtout après son récent décès, il est vraiment reconnu comme un penseur essentiel, même si l’intelligentsia parisienne continue de faire la fine bouche, évidemment.

Il faut lire en tout cas, Mensonge romantique, vérité romanesque, le livre qui révolutionne la critique littéraire. Et sur le plan anthropologique, en plus du livre cité plus haut, le bouc émissaire. J’avoue avoir écrit dans Poème sur parole, une sorte de conte illustrant sa théorie...

CW : La recherche du temps perdu de Proust est le livre qui m’a le plus inspiré dans mon travail car il correspond à la recherche de mon « moi profond ». Comme Proust, je ressens que « la vraie vie c’est la littérature »… et donc l’écriture ! J’ai été marquée aussi par des écrivaines comme Virginia Woolf et Nathalie Sarraute leur recherche de la vie des profondeurs… J’ai beaucoup lu Sartre et Beauvoir dans ma jeunesse : comme les étudiants de ma génération l’existentialisme m’a influencé. Mais Dostoïevski a vraiment répondu à mon attente avec son œuvre les frères Karamazov en particulier ; j’en parle longuement dans Trois sonates pour un sourire où je cite la phrase terrible d’Yvan dans le dialogue avec son frère croyant Aliocha : « Si Dieu n’existe pas, tout est permis ». Je me sens beaucoup plus proche d’Aliocha désormais que d’Yvan Karamazov ! Mais j’aime tous ces personnages de Dostoïevski tourmentés par les questions métaphysiques. J’ai choisi de donner un caractère slave à mon personnage d’Olga dans Trois sonates pour un sourire ; elle est émigrée de Russie car sa famille a fui le stalinisme ; je voulais créer un personnage complexe et parfois ambigu comme ceux de Dostoïevski et de Tchekhov..

Quelle a été votre source d’inspiration, l’événement qui vous a poussé à écrire ce livre ?

YG : Si l’on veut parler de Trois sonates pour un sourire, l’événement est d’ordre d’abord amoureux puis littéraire. A l’époque, Céline et moi étions d’ailleurs séparés, et nous retrouvions pour écrire ce roman épistolaire. La tentation était de vouloir s’exprimer sentimentalement, dans une effusion lyrique. En fait il s’est agi d’exorciser nos craintes et de transposer par la fiction notre épreuve d’alors. Pour le reste, l’événement déclencheur, il faut le trouver dans les profondeurs de l’être… et l’invisible.

Ensuite c’est Dostoievski, avec les frères Karamazov que Céline lisait en même temps, et dont j’ai fait correspondre le dernier chapitre, dominé par la figure d’Aliocha, avec le mouvement lent de l’opus 109 de Beethoven (sonate pour piano) Ce livre couronne l’œuvre de Dostoievski, selon moi. Il trouve enfin l’ouverture, après les grands romans précédents, dans l’amour universel et l’esprit d’enfance (voir le commentaire que j’en fais dans Trois sonates pour un sourire. Les exigences folles de l’amour et l’interrogation métaphysique sont dépassées dans la toute dernière partie… de même que la question de la vraie filiation...et la notion de sacrifice…

CW : Ma source d’inspiration vient sans doute d’abord de mon goût pour les correspondances d’écrivains, en particulier celles de Proust à sa mère, à Anna de Noailles. La « nouvelle Héloïse » de Rousseau, les lettres d’Héloïse à Abélard ont déterminé mon envie d’écrire un roman épistolaire. J’ai voulu créer un personnage animé par un désir d’amour absolu, un idéal de passion amoureuse vécue comme un don de Dieu. Olga parle à Gabriel de leur « pur échange » même si pourtant ils vivent une passion très charnelle ! Le livre de François Cheng : « l’éternité n’est pas de trop » correspond aussi à ce que j’aurais aimé écrire ! L’événement qui m’a poussée à écrire ce roman épistolaire dont je rêvais, que j’avais laissé inachevé, fut la rencontre avec Yannick. Il m’a permis d’accomplir ce roman à deux voix ; car nous étions passionnés de littérature et d’écriture tous les deux. Nos « affinités électives », l’accord de nos sensibilités ont permis ce bel échange entre nos écritures pourtant différentes ! Nous avons travaillé plus de trois ans en répondant aux lettres de l’autre ; puis nous avons imaginé ensemble la fiction de ce qui était d’abord un roman autobiographique.

L’histoire comporte elle des éléments autobiographiques ?

YG : Dans Trois sonates pour un sourire, on trouve des éléments autobiographiques… tout ce qui est de l’ordre des sensations et des émotions… Il y a également évidemment mes souvenirs africains. Je venais justement d’écrire une pièce dont un acte entier se passe en Afrique...
En revanche il n’y en a pas dans Issue de voiles, c’est une fable réaliste, avant tout. A moins de me connaître très intimement et de comprendre telle ou telle transposition…

CW : La part autobiographique des Trois sonates pour un sourire vient de cette rencontre providentielle ; J’ai pu aller jusqu’au bout de ce roman ébauché tant de fois ! J’ai mis beaucoup de moi-même dans le personnage d’Olga : son enfance et sa jeunesse ressemblent beaucoup à la mienne ; ses souvenirs avec son père et sa mère sont issus de ma mémoire ; l’attachement très fort au père est une réalité vécue de même que sa douleur d’avoir perdu sa maison et son jardin d’enfance. Le lyrisme de l’héroïne, son panthéisme dans la nature et son amour des arbres et des fleurs m’appartiennent ! et même ce métier d’attachée de presse que j’ai inventé pour elle ne fait que réaliser mon rêve personnel !

Votre livre a été publié par Les Editions Abordables (LEA), Comment trouvez-vous leur approche ?

YG : Les Editions Abordables (LEA) représentent ce qu’on ne trouve pas dans les autres maisons d’édition, à part des amitiés qui se nouent à la faveur de lectures communes, et de découvertes réciproques. Ici, l’ambiance chaleureuse, conviviale, accueillante, favorise les rencontres et les échanges, la fréquence des invitations permet de revenir et de cultiver les amitiés naissantes. En outre, le fait d’associer les auteurs au développement des éditions est extrêmement sympathique en nous impliquant. Nous devenons participants et quasiment solidaires de la maison…

CW : J’ai vraiment découvert un éditeur tel que je rêvais d’en rencontrer ! Jean Bruno Alexandre dépasse même par sa bienveillance, son humilité et son attention à ses auteurs ce que je souhaitais ! Les Editions Abordables (LEA) respectent le projet de l’écrivain tout en sachant le guider vers le meilleur de lui-même. Le perfectionnisme de l’éditeur, son goût et ses dons pour la présentation ont permis aux 3 albums pour enfants que j’ai publiés d’atteindre la qualité que j’espérais !

Je remercie aussi Jean-Bruno pour l’organisation de ses soirées si conviviales qui favorisent les échanges entre les auteurs et créent même une solidarité, des liens surprenants ; on ne trouverait jamais un tel climat dans une autre maison d’édition !

Qu’avez-vous écrit d’autre ? Avez-vous déjà un autre livre en projet ?

YG : Je renvoie à ma bibliographie. J’ai beaucoup de livres en projet ou plutôt en chantier. Après le premier tome de mon roman autobiographique, le temps d’une phrase, j’espère écrire le temps d’un mot qui sera consacré à l’histoire de ma conversion. Mais je travaille en ce moment sur Poèmes sur Parole, consacré à l’Evangile, après quoi, je reprends mon roman Déchirante clarté, roman contemporain, d’inspiration cependant shakespearienne et d’anticipation techno-scientifique (2030)… Après ce roman, je pourrai me reposer… et revenir à un recueil de poèmes qui repose, quant à lui depuis plus de dix ans. J’ai aussi une frise de figures à l’encre de chine avec légendes… Enfin, après la publication de mon conte pour enfants Les mots ensorcelés, j’espère que l’homme au chapeau, un autre conte, et d’autres à suivre, inspireront encore Catherine Mazzoleni, mon illustratrice !

CW : J’ai écrit d’autres livres en harmonie avec des peintures ou des gravures. Deux ouvrages sur les tableaux de deux amis peintres, puis aux Editions Abordables (LEA) des textes poétiques sur les gravures de Yannick Lignes de lumière (un autre livre sur ses gravures aussi publié par la librairie Galerie Racine vers de profonds lointains).
Trois albums pour enfants :

  • le peintre des oiseaux
  • le sourire de Stéphanie
  • le papillon arc-en-ciel illustré par Elisabeth Baillié avec qui je prépare un nouvel ouvrage pour la collection « graphique jeunesse » : L’elfe du printemps
    Un autre livre pour enfants en préparation : le journal de Lisa
    Enfin un ouvrage auquel je travaille depuis longtemps déjà et qui me tient à cœur : le livre de ma mère (le titre n’est pas encore défini) prévu pour l’année à venir !

Quels sont vos auteurs préférés et quel est le dernier livre que vous avez acheté avant de répondre à cette interview ?

YG : Dostoievski est mon auteur préféré, il est inépuisable. Péguy, le poète comme l’essayiste, Conrad et Melville, pour les aventures de mer, écrivains immenses, et aussi Henri Queffelec, injustement oublié aujourd’hui, Jean Giono ( Que ma joie demeure, un chef-d’œuvre), Pierre Jean-Jouve, (le poète et le romancier), Bernanos, William Faulkner, Virginia Woolf, François Cheng ( le romancier et le calligraphe), Paul Celan, Victor Hugo (le romancier et le poète), Proust avec la Recherche Baudelaire encore et toujours,… mais j’arrête là, je suis injuste envers ceux que je ne nomme pas, comme Genevoix, (ceux de 14, le plus roman le plus fort et le plus juste sur la Première guerre mondiale et je ne suis pas le seul à le penser) et Norbert Crochet (la paix d’Angelin) dont j’ai aimé la finesse délicate dans l’analyse du rapport amoureux.

Le dernier livre que j’ai acheté : Qui parle ? de Frédéric CHATOUX aux Editions Abordables (LEA). Il me captive ! C’est vertigineux ! J’en suis aux trois quarts. J’en ferai un commentaire pour le blog, quand je l’aurai fini.

CW : Mes auteurs préférés sont innombrables car j’ai passé ma carrière professionnelle avec les livres (étant responsable d’une bibliothèque où j’ai reçu de nombreux écrivains). J’aime l’écriture poétique d’Andreï Makine, le lyrisme de Sylvie Germain, la profondeur d’Erri de Luca, la sensibilité d’Anne Wiazemski, les solidarités mystérieuses de Pascal Quignard. J’apprécie aussi les romans de Gaëlle Josse. Aux Editions Abordables (LEA), j’ai aimé la paix d’Angelin de Norbert Crochet, le médaillon d’émeraude d’Anne Sophie Le bris , un clair matin d’avril d’Elisabeth Godon , l’ultime lettre de Pierre Rouy Cartier, l’étrangère occidentale de Lou d’Esterny, concerto pour les sens de Jean Bruno Alexandre, Issue de voiles de Yannick Girouard. Ce roman dont j’avais parlé sur Facebook m’a touchée car ce huis clos familial se dénoue par la grâce d’une Érythréenne très fervente. Ses livres de poésie, tout feu tout âme et Gethsémani en particulier témoignent eux aussi d’une foi profonde mais c’est surtout de la poésie de haut vol.

Le dernier livre que j’ai acheté : le bruit et la fureur de Faulkner. C’est mon coup de cœur de l’été. J’ai été fascinée par cette lecture à tel point que j’ai relu plusieurs passages car il est composé de différentes parties donnant la vision de 4 personnes de la même famille sur l’histoire. Il m’a rappelé les vagues de Virginia Woolf. Un grand livre !

Quel a été le dernier livre pour lequel vous avez eu un coup de cœur ? Et celui que vous avez lu ?

YG : Mon dernier coup de cœur : le bruit et la fureur de Faulkner. Je suis en train de le relire pour la troisième fois ! Passionnant et inépuisable. Sinon, j’ai lu -et dévoré- cet été Le testament du Roc de Denis Marquet (Encore un dont je vais relire des passages) : ce roman contextualise les Evangiles selon le point de vue de Pierre qui attend son exécution, lequel raconte son histoire avec Yeshua (Jésus) à deux autres condamnés à mort, un décadent intellectuel romain, et un adorateur de Zoroastre… Formidable ! et je lis en ce moment Emilie Dickinson, la grande poète américaine, (deuxième moitié du 19e siècle) que j’aime beaucoup, en même temps que Frédéric Chatoux !

CW : Le dernier livre que j’ai acheté qui est mon coup de cœur de l’été comme je vous l’ai précisé dans ma précédente réponse.

Trois sonates pour un sourire
Céline Willocq, Yannick Girouard

À l'heure des mails et des textos, deux amants s'écrivent des lettres. Certes, l'espace géographique les sépare le plus souvent, leur activité aussi : Elle, qui travaille dans l'édition, écrivant un roman autobiographique, rêve son passé, sa Russie natale et les racines normandes de son exil ; Lui, aviateur engagé dans l'humanitaire, en Afrique, surplombe la terre depuis son avion. Mais, s'écrivant mutuellement, ils prennent le temps d'être le rêve de l'autre. Elle désire l'aviateur, l'apprenti écrivain et le pianiste jouant Beethoven : Lui désire la femme-paysage baignant dans la musique, non pas celle de son père, qui s'est couché devant Staline mais celle de Chostakovitch et de Rachmaninov. Leur amour sera-t-il durable lorsque le rêve de l'autre tend à les réduire chacun à n'être qu'une image littéraire et transgressive ?

par Stéphanie
Passionnée des arts : cinéma, théâtre et bien sûr littérature... J'ai le plaisir de vous accueillir dans ma maison. J'espère que vous vous y plairez. Je vous souhaite une excellente visite et n'hésitez pas à me laisser des petits messages.

commentaires

commenter cet article

[Connexion]